Perception

Ses show-runners Kenneth Biller et Mike Sussman à travers des scénarios dédiés le plus souvent aux maladies mentales et aux lésions neurologiques veulent nous intéresser aux neurosciences à travers un positivisme assumé : les sciences savent tout (ou si elles ne le savent pas maintenant, elles le sauront bientôt) sur le fonctionnement du cerveau et sur ses symptômes dont il peut souffrir.
On trouve dans cette série au moins deux constantes :
- au début de chaque épisode, on voit Le Pr. Pierce, assisté de son fidèle assisitant et garde-fou Max Lewicki proposer un cours sur les neurosciences à des élèves passionnés. Ce sont des questions d’ordre très général : à quoi correspond un sens du « moi » ? Qu’est-ce que l’amour ? Qu’est-ce que se souvenir ? Et à la fin de chaque épisode, le même professeur et la même classe propose une conclusion du genre « ce n’est pas ce que ça paraît être ».
- Quasi systématiquement, les « fous » ne sont pas coupables, ou responsables de leurs actes, parce que leur maladie les empêche de voir ce qu’il y a de mal, ou qu’ils ne voient pas qu’ils ont tué quelqu’un.
J’aurai l’occasion de revenir sur l’un ou l’autre des épisodes. Mais une question est évitée systématiquement quel que soit l’épisode, celle du libre-arbitre : pour ce qui concerne la mort de quelqu’un, il faut bien que quelqu’un ou quelque chose d’autre soit responsable !